Exportations au cours des 5 premiers mois de l’année 2022


1.- Analyse en général.

Les mois de janvier et février ont été similaires aux années précédentes en termes de tonnes exportées, mais le mois de mars a connu une rupture de tendance en raison de la grève des transports routiers qui a paralysé les chargements pendant 15 jours, ce qui a considérablement réduit les chiffres. Le mois d’avril se présentait comme un mois décisif pour revenir au rythme normal. Cependant, le manque de transport disponible l’a ralentit plus que la normale. Les problèmes de transport restent alarmants en Espagne: les entreprises subissant l’impact de la hausse des prix du carburant et la réticence à effectuer des chargements vers des destinations hors des frontières espagnoles en raison du risque de retours compliqués.

 Les chiffres du mois de mai, en général, confirment la tendance à la hausse des exportations. Mais si nous regardons les chiffres cumulés, nous constatons que le volume avant le covid en 2019, n’a pas été atteint et, tout ceci,  avec un stock au minimum dans le secteur.

Si nous ajoutons la hausse du carburant, du fret, des fournitures auxiliaires comme nous l’avons déjà signalé dans d’autres éditions, nous nous trouvons dans une situation critique en ce qui concerne le respect des délais de livraison. 

Les médias affirment que le chiffre d’affaires a augmenté notamment en raison de l’augmentation du prix de l’ardoise, ce qui est vrai et peut être facilement vérifié dans l’évolution du prix par tonne. Cependant, il ne faut pas oublier que cette augmentation des prix intervient dans un contexte de forte inflation dans lequel tous les facteurs importants pour la production de l’ardoise (explosifs, combustibles, électricité, transports, etc.) affectent le secteur avec des augmentations continues des tarifs, ce qui signifie que les marges de manœuvre des entreprises sont très réduites, avec le risque que cela peut comporter.

2.- Analyse par pays.

La France – principal marché de l’ardoise en Europe: avec 92 507 tonnes, on observe une légère baisse des exportations de -1,56% par rapport à 2019 et 2022. Cependant, la demande d’ardoise reste forte malgré l’inflation. Et si l’on rajoute les fortes tempêtes de ces derniers mois dans certaines régions de France, ces faits génèrent un stress supplémentaire pour les entreprises.

Royaume-Uni : en avril, on aditionne 39 970 tonnes soit -17,09% entre 2019 et 2022. En mai, les valeurs présentées dans la même période, suggèrent que nous sommes confrontés à une baisse significative des exportations. La demande sur ce marché reste élevée et les raisons de ces chiffres sont dues principalement à la grève des transports, les exportations vers le Royaume-Uni avec un hándicap supplémentaire: la rigidité de combiner le transport terrestre et maritime. L’absence de transport routier a paralysé les navires et a entraîné un embouteillage qui persiste encore actuellement dans le secteur, malgré la demande.

Allemagne : les exportations jusqu’en mai 2022 souffrent comme les autres pays de l’impact de la grève et des difficultés liées à l’effet entonnoir.

Belgique : contrairement aux principaux marchés européens, le marché est en hausse : une augmentation de +41,65% entre 2019 et 2022, caractérisée par le changement des habitudes du consommateur final. Le transport est favorable car il s’agit d’une zone où convergent les routes européennes, ce qui peut constituer une alternative aux engorgements continus dans les autres marchés.

Source: Clúster da Pizarra de Galicia – juillet 2022