Les médias se font l’écho des problèmes dont souffre le secteur. Le journal La Región en résume les causes dans cet article.

Les fermetures d’entreprises au cours des dernières années et le manque de stocks réduisent la capacité du secteur.
Les producteurs d’ardoise ont de réelles difficultés à répondre à la demande de l’étranger. La disparition presque totale des stocks dans les entrepôts et la réduction de la production qui a entraîné la disparition d’entreprises – jusqu’à 22 dans l’ensemble du secteur au cours de la dernière décennie, comme l’ont souligné des sources commerciales – ont fait que la majorité de celles qui sont encore actives, soit une quinzaine, ont de sérieuses difficultés à s’occuper de leurs clients. “Ce qui est produit est vendu et il n’y a pas assez pour la demande actuelle”, ont confirmé les mêmes sources, qui ont également indiqué que de nombreuses commandes sont servies avec du retard en raison de cette situation.
Cette circonstance n’empêche pas aux ardoisières d´atteindre 112,32 millions d’euros de chiffres d’affaires, sur les quatre premiers mois de l’année, soit 3,8% de plus que les 108,20 millions d’euros de 2021. La hausse des prix en est la cause pour beaucoup dans ces chiffres, passant de 622 euros par tonne en 2021 à une estimation de 719 en avril, alors que le volume des tonnes de pierre exportées est passé de 174 080 à 156 264, soit une baisse de 10,2 %. Cela est principalement dû à la grève dans le secteur des transports.
Cette augmentation coïncide avec une forte hausse des coûts, estimée à environ 100 % pour le diesel, 90 % pour l’électricité, 40 % pour les explosifs et 50 % pour les palettes.
La France reste la première destination de l’ardoise espagnole et 70 083 tonnes ont voyagé vers le pays voisin, soit 8 % de moins que ce qui a été importé entre janvier et avril 2021, ce qui n’a pas empêché d’augmenter de 7 % le chiffre d’affaires , à 47,55 millions d’euros. Le deuxième client des ardoisières est le Royaume-Uni, qui a facturé 11 % de moins qu’il y a un an. Le chiffre d’affaires vers l’Allemagne a également diminué de 3 %, tandis que la Belgique a augmenté de 35 % et l’Irlande de 23 %. Viennent ensuite les États-Unis, qui ont acheté pour 1,25 million d’euros de ce produit, augmentant leur chiffre d’affaires de 50 % malgré la hausse des coûts du fret maritime, le prix par conteneur passant de 2 000 à 8 000 euros.
Manque de travailleurs et de pièces
Le secrétaire général du syndicat de la FICA-UGT Galicia, Javier Carreiro, a préconisé de s’attaquer au problème du manque de travailleurs dans les ardoisières en réunissant les employeurs et les représentants des travailleurs. Il a souligné le “manque de main-d’œuvre”, qui, selon lui, n’est pas exclusif à ce secteur.
À titre d’exemple, il a fait remarquer que la construction espagnole nécessite 600 000 personnes. “les jeunes s’en vont hors de la Galice et il faudrait chercher une formule pour rendre attractif le secteur parmi les jeunes” a déclaré le dirigeant sindical.
Selon les estimations, ce secteur emploie 4 000 personnes en Espagne, dont environ 2 500 travaillent dans les carrières de Galice, générant quelque 10 000 emplois indirects et environ 26 % du produit intérieur brut (PIB) de la région de Valdeorras.
Ces pénuries de personnel dans les ardoisières sont en partie résolues par l’incorporation de travailleurs étrangers, selon des sources patronales, qui ont ensuite assuré que leur adaptation à leur nouvel environnement de travail est bonne, le seul obstacle étant la langue.
Outre le problème du personnel, il y a aussi celui des machines, avec de graves problèmes de remplacement des pièces qui tombent en panne.
Source: Le Journal La Región – 06/07/2022
